Pierre Bourguignon

Maire de Sotteville-lès-Rouen

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UN JUGEMENT QUI RETABLIT LA VERITE

Suite au jugement rendu par le Tribunal Administratif de Rouen, voici le communiqué de presse envoyé aux média et mes réactions.

 

5 ADJOINTS AU MAIRE CONTESTAIENT LE RETRAIT DE LEURS DELEGATIONS PAR LE MAIRE.

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE ROUEN A RENDU SON JUGEMENT

Un jugement qui rétablit la vérité

 Le 16 juillet dernier, le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la totalité des demandes formulées par les 5 adjoints sans délégation et a retenu, pour rendre son jugement, l’ensemble des positions présentées par le Maire.

Les décisions du Maire, contestées par les requérants, ont bien été prises pour des motifs de « bonne marche de l’administration communale » et donc pour l’intérêt général.

Le jugement confirme aussi que les faits sur lesquels le maire de Sotteville-lès-Rouen s’est fondé pour décider des 5 retraits de délégation étaient réels.. A savoir :

-       le manque d’investissement des élus concernés dans la réalisation de leur mission ;

-       la critique et la remise en cause incessante de l’action du maire auprès des autres élus et des agents de l’administration communale ;

-       et pour certains adjoints, l’utilisation à des fins personnelles d’avantages liés à leurs fonctions.

Enfin, le jugement confirme que les blocages et les pratiques négatives des 5 adjoints au maire sont bien établis depuis le début du mandat en 2008.

 

LA REACTION DE PIERRE BOURGUIGNON

Depuis le 13 Août 2012, et même avant, je n’ai pas voulu commenter cette procédure. J’ai toujours dit que le Tribunal Administratif examinerait et jugerait les arguments des parties. Nous avons travaillé avec notre avocat et lui avons donné tous les éléments qui expliquaient que j’avais été obligé d’aboutir au retrait des délégations.

Je ne voulais pas que cette procédure interfère et entache le travail que je mène au quotidien avec et pour les Sottevillais.

Et cette attitude, je la tiens depuis longtemps, même avant la procédure engagée en 2012.

Car comme le jugement l’a confirmé, c’est dès 2008, au lendemain des élections, et sans doute même avant, que le travail d’empêchement des 5 adjoints a commencé.

Un dénigrement permanent de mon action et des attaques personnelles auprès des élus et même de certains personnels municipaux (tentant de semer le doute sur mon intégrité physique et mentale).

Mon rôle de maire est d’être le garant de l’intérêt général, de mener le bon travail pour nos concitoyens et de ne pas tomber dans ce qui aurait pu être interprété comme des conflits de personnes.

Cette position n’était pas toujours bien comprise par les jeunes élus qui travaillent bénévolement, avec moi.

J’ai eu à prendre des décisions pour remédier au blocage du travail des 5 adjoints ainsi qu’aux dérives de plusieurs d’entre eux. Ce fut le cas en novembre 2011 où j’ai du retirer certaines délégations à la première adjointe. Je n’ai jamais utilisé publiquement ce retrait, qui n’a d’ailleurs pas été contesté par l’intéressée, alors même que nous étions dans une période de vote interne et de désignation pour être candidat aux élections législatives.

Car je savais que mettre cela sur la place publique, alors que nous devions mener une campagne pour l’élection présidentielle puis pour les élections législatives, serait préjudiciable au succès des valeurs que j’ai toujours portées.

Mais pour autant cette mise en garde n’a pas suffit. La rupture politique par ces 5 adjoints était manifeste et je leur ai donc demandé de démissionner. Ils ont refusé. Et constatant que cela ne changeait pas et même s’aggravait le retrait total des délégations s’est avéré incontournable.

La rupture a été revendiquée, les propos tenus dans l’article de Paris Normandie le confirme, et pour autant, plutôt que se démettre, les 5 adjoints ont entamé la procédure au Tribunal Administratif.

Là encore, c’était bien pour empêcher que d’autres adjoints soient nommés, et pour rendre difficile le travail des adjoints avec délégations et quasi impossible le travail des conseillers municipaux….mais c’était sans compter sur notre ténacité.

Donc depuis plus d’un an, nous travaillons encore plus, pour qu’il n’y ait aucune conséquence pour nos concitoyens. Je dois avouer que cela demande au quotidien, de la patience, du courage et une grande forme physique et intellectuelle. Et j’ai pu trouver toutes ses qualités chez les élus qui travaillent avec moi.

Ils le font pour la plupart bénévolement et sont consciencieux, investis, et loyaux.

Le travail avance, malgré les critiques ouvertes ou sournoises, les chausses trappes, et les coups bas….

Comme par exemple :

L’article du 8 septembre dans Paris Normandie où ils osent parler d’honneur…

Des déclarations d’un des requérants dans des réunions associatives critiquant l’action du maire, alors qu’il siège encore comme représentant de la Ville.

Et surtout le non vote du budget, assorti de commentaires très anxiogènes sur ma capacité à gérer la Ville et à la faire évoluer.

Ne pas voter le budget, c’est porter atteinte à la bonne marche du travail municipal.

C’est vouloir empêcher que les travaux du Gymnase Municipal avancent correctement, et ce malgré la défection d’un partenaire financier…

C’est vouloir compliquer la tâche des élus qui travaillent sur la Ville Accessible à tous…

C’est vouloir remettre en cause et empêcher la stratégie foncière pour proposer des logements aux Sottevillais…

Et cela continue. Sur la question des rythmes scolaires la Députée s’est située très récemment en opposante en apportant un soutien à la requête de la FCPE…

Il a fallu, il faut, et il faudra encore, de la patience, de la ténacité, pour ne pas se laisser distraire par des agitations qui ne sont là que pour entraver la bonne marche des choses.

Les Sottevillais m’ont renouvelé en 2008 leur confiance et je leur dois de mener à bien le travail pour améliorer les conditions de leur cadre de vie.

3 grands événements municipaux viennent d’avoir lieu : Viva Cité, le Meeting, la Fête Nationale, et les Sottevillais m’ont témoigné de leur gratitude et m’ont exprimé leur bonheur de les vivre de manière heureuse dans leur ville.

Le travail pour rendre la ville et ses services toujours plus accessible devient un peu plus concret chaque jour. La commission ad hoc créée depuis un an est dynamique et productive. Cela se voit particulièrement avec la mise en accessibilité du Centre de Loisirs, de l’Ecole de musique, de l’Hôtel de Ville….

De grands rendez-vous nous attendent dès septembre, la quinzaine du jardin, le forum des associations, le parcours artistique dans la ville «Bleu Nuit », la soirée du sport, l’ouverture du Gymnase municipal….

Le travail continue et continuera. Il serait préférable qu’il se poursuive dans des conditions matérielles plus confortables pour nos élus encore bénévoles.

Et puisque les 5 requérants ont parlé d’honneur, il serait souhaitable qu’ils s’appliquent le sens de l’honneur et qu’ils démissionnent de leurs postes d’adjoints.

jugement Luce Pane

jugement Jean-Pierre Dardanne

jugement Jean-Paul Cressy

jugement Jean-Claude Bauer

jugement Dominique Aupierre

POUR LE MAINTIEN D’UN SERVICE PUBLIC DE PROXIMITE

J’ai été informé il y a quelques jours de la fermeture de l’antenne de la CPAM dans notre Hôtel de Ville, sans qu’aucune discussion préalable n’ait eu lieu.

L’antenne de la CPAM dans l’Hôtel de Ville de Sotteville, participe aux missions de service public de proximité pour tous nos concitoyens, surtout les plus fragiles. Supprimer cette antenne mettrait dans une grande difficulté tous les usagers les obligeant à se reporter dans des antennes difficilement accessibles à tous.

De nombreux concitoyens se sont émus de cette situation et viennent exprimer leur mécontentement en signant une pétition auprès des agents d’accueil de la mairie, et demandant le maintien de cette antenne.

Pour ma part, j’ai adressé un courrier  au directeur de la CPAM de Rouen, que vous trouverez en téléchargement ci-dessous.

Chaque jour, nous oeuvrons pour la mise en commun des locaux pour apporter un service de proximité à nos concitoyens.

Nous ne pouvons donc accepter cette décision unilatérale et j’ai demandé au directeur de reconsidérer sa décision.

Les Sottevillais peuvent compter sur ma détermination.

courrier CPAM

La nouvelle organisation scolaire à Sotteville-Lès-Rouen 3 questions à Pierre Bourguignon

 Monsieur Bourguignon, que pensez-vous de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République ?

La question de l’Ecole, de son organisation, de l’enseignement en général est une question primordiale depuis des décennies. Et c’est un vrai débat dans la société car l’école concerne tout le monde, et tout le monde a un avis sur ce qu’il faudrait faire.

Nous avons subi ces dernières années une très grave attaque du système scolaire : suppression de postes d’enseignants en masse, méconnaissance et minimisation du rôle des instituteurs en petite section de maternelles, volonté de minimiser la formation initiale des enseignants dans les IUFM, suppression de la matinée de classe le samedi matin….

Un rapport de l’OCDE de 2011, étudiant le système éducatif français, a été en ce sens révélateur sur au moins deux points : le nombre de semaines de cours est plus élevé en France que dans les autres pays européens, et la journée de classe est la plus chargée, c’est-à-dire qu’elle est plus dense.

Et cela fait plus de trente ans que des spécialistes de l’enfant comme François Testu ou Hubert Montagner expliquent que les temps de la vie de l’enfant, et non de l’élève, leurs rythmes, leur environnement, sont à prendre en considération si l’on veut qu’ils puissent acquérir les connaissances dans les meilleures conditions, lorsqu’ils sont en situation d’élève.

D’ailleurs, pour être tout à fait honnête le dernier Ministre de l’éducation du gouvernement précédent était conscient de la question des rythmes, puisqu’il avait commandé une étude, qui a aboutit à la Conférence Nationale des Rythmes scolaires.

Cette conférence a préconisé un certain nombre de choses dont des journées moins denses, et non moins longues, donc le retour de la semaine de 5 jours, une pause de midi suffisamment longue, un temps d’accompagnement éducatif pour tous et des activités favorisant l’épanouissement et l’égalité des chances.

Ce travail a été un support aux débats ave le monde de l’éducation qui ont eu lieu durant la préparation de l’élection présidentielle.

Et François Hollande a fait de l’Education, en commençant par l’école primaire, la priorité du quinquennat.

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République dont l’organisation de la semaine de classe est une première étape va donc dans le bon sens pour permettre à tous les enfants une meilleure réussite.

 Pourquoi avoir voulu appliquer cette réforme dès la rentrée 2013 à Sotteville ?

A Sotteville, la réflexion sur la place de l’enfant de sa naissance à l’âge adulte, sur la manière de l’accompagner pour un développement harmonieux, est permanente et ancienne : l’aide aux parents dans leur recherche du mode de garde adapté, les dispositifs tels que City Jeunes, City Vacances, le Contrat Partenaires Jeunes, le Ludosport, le Conseil Municipal d’Enfants, l’accueil de loisirs, ..sont autant d’éléments qui vont dans ce sens.

Nous considérons donc l’enfant comme un être social et socialisé.

Mais nous devons aussi prendre en compte la dimension de l’enfant –élève. Et le rôle de la Ville, dans ses responsabilités, est de mettre cet enfant dans les meilleures dispositions physiques et intellectuelles pour que, en position d’élève avec les enseignants, il puisse bien apprendre.

Dans le temps scolaire, la Ville a un certain nombre de responsabilités et notamment celle de l’organisation de la pause méridienne. Et dès 1989, la pause du midi est passée à 2 heures dans toutes nos écoles, car nous connaissions l’importance pour les enfants d’avoir plus de temps pour se ressourcer.

De plus, Sotteville a fait partie des 80 villes pilotes qui en 1990 a mis en place le programme d’aménagement du temps de l’enfant, selon les souhaits de la circulaire dite Bambuck-Jospin-Lang.

Et c’est à ce moment là que nous avons travaillé plus en profondeur sur l’aménagement de la pause de midi. Cela a aboutit à la création des Ateliers du Midi, ateliers sportifs, culturels, d’arts plastiques, sur le principe de la libre participation chaque jour. Car il ne s’agit pas de créer un dispositif pour dire qu’on l’a créé, mais pour qu’il corresponde à des besoins. Et pour les enfants, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Il est donc important que chaque jour l’enfant ait le choix de participer à des activités encadrées ou simplement de rester avec les copains. Parce que le moment du midi est un formidable moment de socialisation, ce qui est une des missions de l’école.

La question d’un éventuel report de l’application de cette réforme était donc sans fondement à Sotteville, puisque nous ne partons pas de rien, loin s’en faut, et qu’il s’agit d’adapter et de revisiter nos dispositifs.

Pour arriver à la nouvelle organisation, comment avez-vous organisé la réflexion ?

 Nous avons été en mouvement dès la réception du décret fin janvier, dans lequel il était précisé que la demi-journée supplémentaire devait être placée le mercredi matin. Nous savions que les parents avaient besoin de connaître rapidement cette information pour leur propre organisation familiale.

J’ai donc écrit dès le 1er février à tous les parents pour leur dire que nous appliquerions la nouvelle organisation de la semaine dès septembre 2013.

Ensuite, il nous était demandé à travers ce décret de réfléchir à une nouvelle organisation de la journée de classe, sachant que la durée de l’enseignement devait être de 3h le matin et de 2h15 l’après midi, et que la pause du midi devait être de 1h30 minimum. Ces données posées par l’Education Nationale, dégageaient par rapport à l’organisation actuelle, 45 minutes, durant lesquelles, les communes devaient proposer des activités dites « périscolaires ».

J’avais besoin d’entendre les préoccupations de tout le monde : parents élus et non-élus, enseignants, DDEN, le personnel municipal qui travaille au plus près des enfants dans les écoles, les animateurs, les associations intervenant dans les écoles et celles intervenant sur le temps extra-scolaire, les associations de garderies parentales….

Bref en tout, ce ne sont pas moins de 25 réunions qui ont été organisées pour aboutir au 15 avril à une organisation qui a été proposée au Directeur de l’Académie et des Services de l’Education Nationale, et validée.

 Dans une interview de La Gazette (4 février 2013) Vincent Peillon disait d’ailleurs la chose suivante : « Je ne peux bien évidemment rendre obligatoires les activités périscolaires. Mais je souhaite qu’elles soient accessibles au plus grand nombre d’enfants. Je dis donc ceci aux collectivités : je ne peux vous y contraindre, certes…, mais vous pourriez vous y obliger, et nous vous aidons pour cela ».

« Rendre accessible au plus grand nombre » …nous sommes sur la même longueur d’onde.

Cette réforme nous a donc permis de revoir nos dispositifs existants et de le faire intelligemment c’est à dire pour que cela profite au plus grand nombre, car n’oublions pas que les objectifs de la réforme sont améliorer la réussite scolaire et réduire les inégalités. Et pour cela il faut mettre en place des actions qui touchent le plus d’enfants possible.

La classe du mercredi matin a également modifié l’organisation des dispositifs municipaux existants, comme le Ludosport, qui se déroulera désormais le samedi matin.

Sans oublier que cette réforme coïncide avec la fin du long processus de réflexion entamé il y a 18 mois sur l’organisation du travail des agents municipaux dans nos écoles.

Tout cela participe de la mise dans de bonnes conditions des uns et des autres pour le meilleur travail possible.

Le document ci-dessous que l’on peut télécharger est mon aide-mémoire qui retrace les 4 mois qui viennent de s’écouler,  et qui présente la nouvelle organisation de la semaine de classe à partir de septembre prochain.

Je souhaite une bonne lecture à tous.

 

Pierre Bourguignon, je vous remercie. 

Les rythmes scolaires à Sotteville

 

Pierre Mauroy, Homme d’Etat, Militant, Humaniste

J’ai accueilli la nouvelle du décès de Pierre Mauroy avec tristesse.

Beaucoup de souvenirs me reviennent : les Assises Nationales du Socialisme, le Congrès de Metz, et bien sur tous les souvenirs liés à mon mandat de député en 1981…et Pierre Mauroy- 1er Ministre !

C’est une très grande fierté d’avoir voté les lois symboliques à l’Assemblée Nationale :: l’Abolition de la peine de mort, la 5ème semaine de congés payés, les lois Auroux sur le droit du travail, la reconnaissance et le remboursement de l’avortement, les premières lois de décentralisation…

Pierre Mauroy, un militant au sens vrai du terme, un homme de conviction qui, avec force et calme, défendait et expliquait ses idées dans un souci d’amélioration et de modernisation de la société, avec la volonté permanente que cela profite au plus grand nombre.

Pierre Mauroy, véritable Homme d’Etat, il menait ses actions dans un esprit progressiste et d’universalité avec la volonté incessante de rassembler au delà du parti auquel il appartenait.

Pierre Mauroy, un humaniste, pas un technocrate : pour lui le sujet des retraites ne se discutait pas en termes de cotisations ou déficits. Il replaçait l’Homme au centre des discussions : que signifie réellement la retraite pour une femme ou un homme qui a travaillé durement toute sa vie pour un salaire médiocre ?

Son action, sa figure, sa manière d’être et de faire doivent rester un exemple et un guide pour beaucoup et pour longtemps.

J’adresse mes sincères condoléances à sa famille, ses amis, et ses camarades.

 

LES RYTHMES DE LA VIE DE L’ENFANT RESTENT TOUJOURS AU CŒUR DES PREOCCUPATIONS DE LA VILLE

L’idée du Gouvernement de se remettre en mouvement sur les rythmes de la vie de l’enfant a amené la Ville de Sotteville-Lès-Rouen dans la réforme dès septembre 2013, avec la certitude que cette nouvelle organisation sur 4,5 jours ne pouvait qu’être bénéfique à tous les enfants. Car l’enjeu est bien là : offrir à tous élèves les meilleures conditions d’accueil, d’enseignement et de bien-être dans nos écoles tant sur les temps de classe que sur ceux dédiés à la détente. C’est donc l’intérêt de l’enfant qui est privilégié et fonde le sens de notre action.

Depuis trois mois, du 1er février au 30 avril, la ville a été en mouvement. J’ai animé le débat avec Christian Arnaudet, Adjoint à l’éducation,  lors de 25 réunions avec l’ensemble des parents d’élèves, les Délégués Départementaux de l’Education Nationale, les conseils d’école, la Caisse des Ecoles, les responsables d’association, le personnel municipal, les garderies parentales, le Comité des Sages, et en Conseil Municipal de février et mars. Chacun a pu exprimer ses interrogations et ses idées quant à cette réforme, ce qui a permis de mettre au point une organisation de la semaine scolaire, en tenant compte de deux choses essentielles : le temps scolaire doit être le même dans toutes les écoles de la ville et la demie-journée supplémentaire est le mercredi matin.

Ce qui importe à la Ville dans cette organisation, et guide toutes les décisions est la qualité de vie des enfants lorsqu’ils sont dans l’école.

Or, 80 % des élèves sottevillais déjeunent à la restauration scolaire, alors que moins de 10% restent dans des dispositifs de garde en fin de journée.

Il est donc apparu essentiel de retravailler sur le temps du midi, et d’adapter nos dispositifs municipaux. En septembre prochain, toutes nos écoles auront donc les mêmes horaires d’enseignement :

Tous les matins : lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi : 8h30-11h30

Tous les après-midi : lundi, mardi, jeudi et vendredi : 13h45-16h.

 

La rénovation des espaces dédiés à la restauration scolaire débutée il y a 3 ans et qui se poursuit, permet une plus grande liberté pour que les enfants déjeunent à leur rythme, dans de bonnes conditions.

 

restauration scolaire

Des restaurants scolaires rénovés pour mieux prendre le  temps de déjeuner. 

Les Ateliers du Midi permettent chaque jour aux enfants qui le souhaitent de pratiquer des activités culturelles, sportives, ou artistiques, encadrés par des animateurs qualifiés. Ils seront renforcés et des espaces dédiés à la détente seront créés.

 

Ainsi chaque enfant pourra vivre à son rythme et être en forme pour redémarrer la classe de l’après-midi.

 

DISCOURS PRONONCE LE 8 MAI 2013.

Mesdames, Messieurs les élus,

Messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et des associations patriotiques,

Chers enfants du CME,

Mesdames, Messieurs,

Comme chaque année, nous nous retrouvons nombreux afin de témoigner de notre sens du souvenir et de marquer notre attachement à célébrer la victoire sans condition des forces alliées sur la barbarie nazie.

Après plus de cinq années de guerre, le 8 mai 1945, le IIIème Reich capitulait.

Cette capitulation révéla au monde l’horreur des crimes commis au nom d’une idéologie folle, sectaire et meurtrière, bien au-delà de ce qu’il était possible d’imaginer.

Cette guerre a fait près de 60 millions de victimes dans le monde dont plus de 40 millions de civils. .

Un nombre sans aucune mesure avec d’autres conflits.

Il est de notre de devoir de se souvenir d’elles et de rendre hommage à tous ceux qui ont combattu, qui ont résisté parfois jusqu’à la mort pour que tous, en Europe, nous sortions de l’oppression nazie.

Si cette victoire fut possible en 1945, c’est que, il y a 70 ans, en 1943 la guerre a basculé.

Ici et là, la résistance s’amplifie, des batailles sont gagnées, les alliés s’organisent.

D’abord la bataille de Stalingrad qui prend fin en février 43, marque indéniablement le tournant de la guerre et une victoire stratégique majeure.

Les alliés s’organisent et bombardent les usines Krupp et Renault, affaiblissant ainsi les lieux de production allemands.

Le 19 avril 43 c’est le ghetto de Varsovie qui se soulève !

Si l’issue du combat est connue par avance, le déséquilibre entre les armées étant manifeste, l’impact psychologique dans toute l’Europe fut très grande.

Comme le disait Arié Wilner, un des soldats de l’organisation juive de combat du ghetto, « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine ».

Fin mai 1943, Charles de Gaulle s’installe à Alger où sera formé le premier Comité Français de Libération Nationale qui devient en 1944 le Gouvernement Provisoire de la République Française.

Mais 1943 est aussi l’année de l’arrestation de grands résistants : Jean Moulin qui succombe en juillet des suites de la torture subie, et Raymond Aubrac qui parvient à s’évader en octobre.

Nous inaugurerons bientôt une allée Lucie et Raymond Aubrac, dans le Bois de la Garenne, et à travers cet hommage, nous aurons une pensée pour tous les résistants, de l’ombre ou reconnus, qui ont lutté au quotidien, à tous les niveaux pour que la victoire sur l’Allemagne nazie et sur le fascisme puisse enfin advenir !

Ils sont nombreux ces femmes et ces hommes à avoir œuvré collectivement pour la Libération de la Nation, en accomplissant des grands mais aussi des petits actes de résistance, chacun selon leurs moyens.

De nombreux Sottevillais, en particulier des cheminots, furent de ceux là : Robert Cloarec, les frères Canton, Raymond Malmaison, Marcel Lechevallier….

Aujourd’hui, en ce jour de commémoration de la fin de la 2ème guerre mondiale, nous devons nous souvenir de leur courage et de leur dévouement pour que les valeurs de notre République soient préservées.

Nous devons ici nous rappeler que ces valeurs, Liberté, Egalité, Fraternité, sont notre bien commun, celles qui nous permettent de construire ensemble une société pour tous.

Et que nous devons tous œuvrer au quotidien pour les préserver coûte que coûte.

Quand la jeunesse sottevillaise rencontre la sagesse sottevillaise…

Olympiades Tir à l'arc

Le tir à l’arc, une des épreuves des olympiades.

Les enfants du CME

Les enfants du Conseil Municipal d’Enfants distribuent les médailles à toutes les équipes

Imaginez :  dans un gymnase, 175 personnes de tous les âges, des bénévoles, des familles sur trois générations qui s’adonnent au tir à l’arc, au mini hockey, au billard japonais, au volley, au tennis et à des épreuves culturelles. Voilà ce que sont les Olympiades intergénération.

Quand nous les avons créées en  1996, elles s’appelaient « Olympiades du 3ème âge ». L’idée était de faire pratiquer un peu de sport aux séniors. Elles se sont transformées en une action intergénérationnelle tant les grands parents venaient avec leurs petits –enfants et la participation des résidents de nos « Résidences pour personnes âgées ».

Cette journée est reconnue par tous comme un des éléments importants de la solidarité sottevillaise. Elle  permet de favoriser la rencontre autour de la découverte des autres, l’échange entre générations, et l’approche par les plus jeunes de l’âge et du handicap.

Cette action a été primée d’un prix Territoria en 2006.

L’hommage de Sotteville-Lès-Rouen à Imad Ibn Ziaten

Ahmed et Latifa Ibn Ziaten, François Lamy et Pierre Bourguignon lors de l'Hommage à Imad Ibn Ziaten.

Ahmed et Latifa Ibn Ziaten, François Lamy et Pierre Bourguignon lors de l’Hommage à Imad Ibn Ziaten.

Jeudi 11 avril 2013, à 18 heures , nous étions réunis au cimetière municipal de Sotteville pour rendre hommage à Imad Ibn Ziaten, enfant Sottevillais, mort sous les balles d’un terroriste. La cérémonie, présidée par le Ministre délégué à la Ville François Lamy, fut empreinte d’émotion et de dignité, à l’image d’Imad Ibn Ziaten.

A cette occasion, j’ai tenu à prononcer ce discours.

« Nous voilà réunis ce jour pour rendre hommage à notre concitoyen, Imad Ibn Ziaten.

Il y a un an, à Toulouse, Imad était sauvagement assassiné par un terroriste dans un geste fou et cruel.

 Imad Ibn Ziaten était un militaire.

 Il appartenait au 2è escadron de livraison par air du 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse. Après avoir fait l’école des sous-officiers, il était devenu maréchal des logis chef et était habilité à former les futurs parachutistes de l’armée. Il avait participé en 2008/2009 à l’opération Epervier puis en 2011 à une nouvelle opération, au Tchad.

 De l’avis de tous ceux qui l’ont connu, Imad était homme d’honneur, de valeurs, de probité et de courage.

 Apprécié de tous, son souvenir restera dans notre ville et dans nos cœurs.

Son engagement dans l’armée française, l’était pour servir les valeurs de la République.

S’en prendre à un militaire, c’est atteindre tous ceux qui se battent et mettent en jeu leur vie pour défendre la souveraineté de la France.

C’est pourquoi, il est important que le nom d’Imad Ibn Ziaten soit gravé sur notre Monument aux Morts, lieu de recueillement et de reconnaissance pour tous ceux qui sont tombés pour la Nation, et qu’Imad, en les rejoignant, traverse  avec eux les âges.

photo commé plaque

 Le 11 mars 2012, en assassinant Imad, le terroriste s’est attaqué à ce qui fonde notre République.

 Il s’est attaqué à notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité.

 La liberté d’avoir une religion, de ne pas en avoir, de la pratiquer ou de ne pas la pratiquer.

Il s’est attaqué à l’égalité d’accès à un corps de métier estimant que, de par sa religion, Imad n’avait pas à être servir l’armée et donc la France.

 C’est la fraternité qui a été attaquée, nos valeurs de tolérance, les valeurs qui nous permettent de vivre les uns avec les autres, dans le respect de nos différences.

 Le terrorisme cherche à diviser, à mettre en opposition les individus entre eux.

Il frappe au sein de sa propre famille, à l’aveugle pour semer la peur, ou comme pour Imad, de manière précise, comme pour mettre en scène un pseudo-châtiment.

 C’est pourquoi, il nous est nécessaire, impérieux, de lutter sans relâche contre les haines obscurantistes, contre les haines partisanes.

 L’hommage que nous rendons aujourd’hui à Imad Ibn Ziaten, qui a été fait chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à titre posthume, rappelle à quel point nous devons porter haut les valeurs de notre République.

 Ces valeurs sont à réaffirmer dans toutes les strates de notre société, à chaque fois que nous le pouvons.

 Les efforts doivent être partagés par tous. De par l’éducation, la transmission de l’Histoire aux plus jeunes, les valeurs de laïcité, d’égalité, de fraternité et de liberté, qui ne sont jamais acquises, doivent être réaffirmées.

 Et je tiens à saluer publiquement le travail qui est mené par Latifa Ibn Ziaten, et son association « Imad Ibn Ziaten pour la Jeunesse et pour la Paix », qui sillonne la France à la rencontre de nos enfants et des jeunes adultes pour promouvoir les valeurs d’éducation laïque et républicaine.

 Aux côtés de la famille depuis le terrible drame le 11 mars 2012, nous continuerons à être présents pour favoriser le dialogue entre les cultures, entre les individus,  pour que la tolérance soit l’une des valeurs fondamentales de notre société. « 

La famille de Imad Ibn Ziaten a tenu à m’envoyer ce message.

« Monsieur le Maire,

 En mon nom, en celui de ma famille, je vous adresse mes plus sincères remerciements pour la cérémonie d’hommage à mon fils Imad que vous avez organisée dans la ville de son enfance, celle où il a grandit et qu’il gardait dans son cœur.

 Cette plaque posée sur le monument aux morts est le symbole de l’engagement d’Imad au service de son pays, de son courage devant la mort et je l’espère un message pour les générations futures d’œuvrer pour les valeurs de notre République, la liberté, l’égalité et la fraternité.

 Votre discours, Monsieur le Maire, m’a beaucoup touchée par sa sensibilité, son émotion et par le vibrant hommage rendu à mon fils, enfant de la République Française et de Sotteville-lès-Rouen.

 Je vous prie de bien vouloir transmettre mes remerciements à l’ensemble de vos collaborateurs qui ont œuvré pour faire de cette cérémonie, un moment d’émotion mais aussi de partage autour des valeurs qui nous sont communes.

 Un très sincère remerciement aux jeunes du Conseil municipal des enfants qui, par leur présence et leurs gestes, se sont associés à cette cérémonie. Ce fut un moment très touchant de les voir ainsi rassemblés autour de la mémoire d’Imad.

Avec toute ma reconnaissance, celle de ma famille et de mes proches,

 Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments respectueux.

 Latifa Ibn Ziaten

Fondatrice et Présidente de l’association Imad pour la jeunesse et la paix. »

 

La restauration sottevillaise, meilleure élève de la Région !

Restau blog18,1/20 voici la note qu’a obtenu Sotteville suite à l’enquête menée par le magazine UFC QUE CHOISIR.

Trois diététiciens ont analysé les menus servis par 606 communes ou établissements scolaires sur une période de 20 jours consécutifs.

La notation est basée sur 7 critères définis par la réglementation (crudités, desserts de fruits crus, légumes cuits en accompagnement, féculents en accompagnement, produits laitiers, viande rouge non hachée, poisson), ainsi que 2 critères spécifiques à l’enquête (plats principaux hachés et plats principaux panés) qui permettent d’approcher les critères réglementaires définis pour les plats gras, frits ou pauvres en protéines.

La restauration scolaire de Sotteville se place en tête de la région avec 18,1/20.

S’il est une bonne chose de constater que la restauration scolaire sottevillaise est la mieux placée de toute la région, ce n’est pas pour autant le fruit du hasard.

C’est le fruit d’échanges permanents avec les diététiciens, les parents d’élèves, les enseignants et les services municipaux qui ont permis à Sotteville d’atteindre ce niveau de qualité.

En effet, cela fait plus de 20 ans que la Ville oeuvre pour que les enfants puissent, sur le temps du midi, se détendre et bien manger. Elle a ainsi instauré un temps méridien de 2h.

Mais Sotteville ne prend pas ce résultat pour acquis, et continue de faire évoluer sa restauration, comme elle l’a toujours fait, pour tendre vers l’excellence et répondre au plus près des besoins de nos enfants.

Pour retrouver les résultats de l’enquête UFC-Que choisir, cliquez ici

« Le droit de vote ne s’use que si l’on ne s’en sert pas… alors usez-en à bon escient ! »

DSC_1094J’ai été très heureux d’accueillir dans notre maison commune les jeunes Sottevillais à l’occasion de la cérémonie de la citoyenneté.

C’est toujours un plaisir de voir que des jeunes majeurs se déplacent en nombre, un samedi après midi, pour recevoir leur carte d’électeur et leur livret de citoyenneté. Cela nous démontre à nous élus leur attachement aux institutions républicaines.

Il s’agissait à travers cette cérémonie de leur souhaiter la bienvenue dans la citoyenneté française.

Désormais, tous ces jeunes sont considérés juridiquement par la République comme pleinement capables et responsables. Ils sont désormais libres de conclure des contrats, y compris celui du mariage, sans l’autorisation de leurs parents ou de leur tuteur.

Désormais ils peuvent voter et également se porter candidat à toutes les élections : député, sénateur et même Président de la République !

J’ai tenu à leur rappeler que notre République s’était bâtie sur les valeurs illustrées par notre devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité, et que la Constitution du 4 octobre 1958 est garante de ses valeurs.

Et je suis toujours très attaché à mentionner que la diversité des origines des citoyens français constitue un ressort dynamique tant au niveau culturel qu’économique. Et que la montée des individualismes, des antagonismes, et le risque du communautarisme, appellent la réaffirmation des valeurs de la République.
La capacité de notre société de rester ouverte à cette diversité constitue une condition sine qua non de son fondement humaniste.

Le livret qui accompagne la carte d’électeur apporte des distinctions utiles entre les différents droits et devoirs, et rappelle leurs limites. Il est toujours important de les valoriser pour les présenter comme des évidences légitimes et les restituer dans un contexte républicain qui rappelle chaque citoyen à ses responsabilités, pour faire vivre notre République, république de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Il m’a semblé que la pensée de la philosophe Simone Weil, était celle qui illustrait le mieux cette responsabilité individuelle de chaque citoyen, et j’ai tenu à la citer : « Le peuple français, en juin et juillet 1940, n’a pas été un peuple à qui des escrocs, cachés dans l’ombre, ont soudain par surprise volé sa patrie. C’est un peuple qui a ouvert la main et laissé la patrie tomber par terre. Plus tard – mais après un long intervalle – il s’est consumé en efforts de plus en plus désespérés pour la ramasser, mais quelqu’un avait mis le pied dessus » (dans « L’Enracinement: Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain »)

Et je leur ai donné rendez-vous en 2014, pour qu’ils puisset exercer pleinement leur droit de vote (si chèrement acquis par des générations) en leur disant « Le droit de vote ne s’use que si l’on ne s’en sert pas… alors usez-en à bon escient ! »